L’Escotais, le Long et la Dême, sont trois cours d’eau de première catégorie non domaniales.

Ils sont classés selon l’article L. 432-6 du Code de l’environnement depuis 1991, et classé selon l’article L.21-17 du code de l’environnement depuis juillet 2012.

L’Escotais

 

L’Escotais est un affluent du Loir situé dans la Sarthe avec qui il conflue après le bourg de Dissay-sous-Courcillon ; il prend sa source en Indre-et-Loire sur la commune de Neuillé-Pont-Pierre.  Il draine un bassin versant de 214.6 km².

Il traverse quatre communes (pour l’Indre-et-Loire: Saint-Paterne-Racan, Saint-Christophe-sur-le-Nais et Neuillé-Pont-Pierre – pour la Sarthe: Dissay-sous-Courcillon ). Trois de ces communes font partie de la Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles – Pays de Racan: Saint-Paterne-Racan, Saint-Christophe-sur-le-Nais et Neuillé-Pont-Pierre. Ce bassin versant se situe entre ceux du Loir au Nord, de la Choisille au Sud, de la Dême à l’Est et de la Fare à l’ouest.

Le linéaire total de l’Escotais est de 55,8 km de cours d’eau (en excluant le Long).  Il comprend 8 affluents, situés en majorité en rive gauche de la rivière. Les principaux sont : le ruisseau de Neuillé-Pont-Pierre, le ruisseau de Luenne, le ruisseau de la Clarie et le Ruisseau de la Duire (ou Breuil).

L’Escotais et ses affluents sont classés en première catégorie piscicole et sont non domaniales. Les potentialités en termes d’accueil de la truite sont avérées avec la présence de secteurs propices à la reproduction de la truite Fario où des frayères sont observées régulièrement.

Le Long

 

Le Long est un affluent de l’Escotais avec qui il conflue après le bourg de Dissay-sous-Courcillon dans la Sarthe ; il prend sa source au nord de la commune de Rouziers-de-Touraine en Indre-et-Loire. Il draine un bassin versant d’une centaine de km².

Les communes traversées par le Long de l’amont vers l’aval sont :

  • Pour l’Indre-et-Loire : Rouziers-de-Touraine, Beaumont-la-Ronce (partie de Beaumont-Louestault), Neuvy-le-Roi, Bueil-en-Touraine et Villebourg, toutes étant des communes de la Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles – Pays de Racan;
  • Pour la Sarthe : Dissay-sous-Courcillon.

Le linéaire total du Long est de 46,61 km de cours d’eau. Il comprend 14 affluents, situés en majorité en rive droite de la rivière. Les principaux affluents sont : le ruisseau de Buânes, le ruisseau de la Villette, le ruisseau de Maunay et le ruisseau du Plessis.

Le Long et ses affluents sont classés en première catégorie piscicole et sont non domaniales. La population piscicole est composée de truites fario et de ses espèces d’accompagnement (chabots, loches franches et vairons).

La Dême

 

La Dême est un affluent du Loir, situé dans la Sarthe, avec qui elle conflue après le bourg de Marçon ; elle prend sa source au niveau du bourg de la Ferrière en Indre-et-Loire. Elle draine un bassin versant de 200 km².

Les communes traversées par la Dême de l’amont vers l’aval sont :

  • Pour l’Indre-et-Loire : la Ferrière, Les Hermites, qui sont deux communes hors de la CCGC-PR, et Marray, Chemillé-sur-Dême, Louestault et Épeigné-sur-Dême qui sont quatre communes de la Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles – Pays de Racan;
  • Pour la Sarthe : Beaumont-sur-Dême et Marçon.

Le linéaire total de la Dême est de 76,6 km de cours d’eau. Il comprend 11 affluents, situés en majorité en rive droite de la rivière. Les principaux affluents sont : la Dêmée, le ruisseau de la Rorthe et le ruisseau du Pont Barry.

La Dême et ses affluents sont classés en première catégorie piscicole et sont non domaniales.

La population piscicole de la Dême est composée essentiellement de truites fario (dans de bonnes proportions) et de ses espèces d’accompagnement (chabots, loches franches et vairons).

 

Le Long ou la Vandoeuvre est un affluent de l’Escotais avec qui il conflue après le bourg de Dissay-sous-Courcillon dans la Sarthe. Il draine un bassin versant de 100  km² et s’écoule sur 27 km.

Les communes traversées par le Long de l’amont vers l’aval sont :

Rouziers-de-Touraine, Beaumont-Louestault, Neuvy-le-Roi, Bueil-en-Touraine, Villebourg et Dissay-sous-Courcillon.

 

La Dême est un affluent du Loir, situé dans la Sarthe. La Dême conflue après le bourg de Marçon ; elle prend sa source en amont du bourg de la Ferrière en Indre-et-Loire. Elle draine un bassin versant de 200 km² et s’écoule sur 36 km.

Les communes traversées par la Dême de l’amont vers l’aval : la Ferrière, Les Hermites, Marray, Chemillé-sur-Dême, Beaumont-Louestault, Epeigné-sur-Dême, Beaumont-sur-Dême et Marçon.

 

L’Escotais est un affluent du Loir de 33 km de long, avec qui il conflue sur la commune de Dissay-sous-Courcillon (72) ; il prend sa source en Indre-et-Loire sur la commune de Neuillé-Pont-Pierre. Il draine un bassin versant de 214,6 km². Il traverse quatre communes :Saint-Paterne-Racan, Saint-Christophe-sur-le-Nais, Neuillé-Pont-Pierre et Dissay-sous-Courcillon.

Ces trois cours d’eau sont classés en première catégorie piscicole* avec pour espèce cible : la truite fario:

* cours d’eau à forte pente et faible largeur.

La truite fario

 


Nos cours d’eau sont-ils en bonne santé ?

La bonne santé d’un cours d’eau se traduit par son état écologique

Le « bon état écologique » correspond au respect de valeurs de référence pour des paramètres biologiques et des paramètres physico-chimiques qui ont un impact sur la biologie. Concernant la biologie, on s’intéresse aux organismes aquatiques présents dans les cours d’eau : algues, invertébrés (insectes, mollusques, crustacés…) et poissons. Pour la physico-chimie, les paramètres pris en compte sont notamment l’acidité de l’eau, la quantité d’oxygène dissous, et la concentration en nutriments (azote et phosphore).


Comment garantir leur bonne santé ?

En favorisant l’autoépuration

L’autoépuration d’une rivière est sa capacité biologique à se nettoyer elle-même, l’un des facteurs déterminant pour l’autoépuration du cours d’eau est l’oxygène présent dans l’eau.

Des actions pour redynamiser les cours d’eau, permettent d’augmenter le taux d’oxygène dans l’eau et ainsi favoriser son autoépuration.

Parmi ces actions nous retrouvons la recharge granulométrique (pose de blocs, cailloux, pierres etc …) et la réduction de largeur d’écoulement.

Avant travaux :

Exemple à Neuillé-Pont-Pierre (37), avant travaux: large surface d’écoulement de l’eau, peu de vitesse d’écoulement, envasement, peu d’oxygène dissous.
Diminution de la capacité d’autoépuration de l’eau.

6 mois après travaux :

Réduction de la surface et augmentation de la vitesse d’écoulement, pas d’envasement, augmentation du taux d’oxygène.
Augmentation de la capacité à s’autoépurer.

En bref :
Bon taux d’oxygène dissous dans l’eau = augmentation de la capacité d’autoépuration.
Faible taux d’oxygène dissous dans l’eau = diminution de la capacité d’autoépuration.


En rétablissant la continuité écologique

Qu’est-ce que la continuité écologique et pourquoi la rétablir ?

La continuité écologique se traduit par la libre circulation des poissons et des sédiments. En d’autres termes les poissons doivent pouvoir circuler de la source du cours d’eau jusqu’à  sa confluence. Et pour ce faire, tous les obstacles doivent être rendus transparents (article l-214-17 du code de l’environnement)

Pourquoi la rétablir ?

L’influence d’un obstacle à l’écoulement sur la biodiversité de nos cours d’eau est bien visible.

– La circulation de la faune piscicole se voit réduite

– Le développement d’espèces piscicoles d’une eau froide et oxygénée diminue, notamment les espèces cibles d’un cours d’eau de première catégorie piscicole (truites, chabots…).

– A contrario le développement d’espèces d’eau calme et chaude augmente, notamment la carpe et le brochet. Le brochet étant l’espèce cible d’un cours d’eau de deuxième catégorie piscicole*. A savoir également que le brochet est un carnassier et par conséquent prédateur  de la truite fario.

*Cours d’eau à faible pente et avec une plus grande largeur

© Agence de l’eau Rhin-Meuse.

Une influence sur la qualité de l’eau est également perceptible.

 

Effectivement au-delà d’avoir des conséquences sur la circulation des poissons, les obstacles bloquent également la circulation des sédiments, qui s’accumulent en amont de l’ouvrage (vase) et à partir de là, la qualité de l’eau peut être affectée.  

L’envasement augmente, l’eau se réchauffe, ajouté à cela un excès en matière nutritive (nitrate, phosphate etc ..) et un phénomène néfaste pour le milieu aquatique apparaît….


L’EUTROPHISATION

L’eutrophisation est marquée par un développement accru de végétaux (algues). A terme cela peut aboutir à l’asphyxie du milieu aquatique et un cours d’eau peu oxygéné engendre une dégradation de sa qualité. Il est alors nécessaire d’intervenir pour redonner vie au cours d’eau !

A retenir:

– Certains ouvrages ont des usages bien déterminés, ceux-ci seront pris en considération  lors du projet d’aménagement.

– Toutes actions qui ont pour but de rétablir le bon état écologique d’un cours d’eau sont susceptibles d’être subventionnées de 50% à 100 % par l’Agence de l’eau, le département 37, la région Centre-Val de Loire, la fédération de pêche FDAAPPMA37, AAPPMA… (Si le droit de pêche est exercé sur la parcelle).

Des actions sont donc mises en place !  Et à chaque obstacle sa solution !

Quelques exemples s’imposent

Rendre transparent un Moulin :

ATTENTION transparent ne veut pas dire obligatoirement effacement !

Cela signifie que l’ouvrage ne doit plus être problématique au franchissement et c’est la raison pour laquelle chaque obstacle est rendu transparent selon sa spécificité …

Exemple :

Les Moulins font partis du patrimoine français et sont concernés pour la plupart, par des droits d’eau. Il est donc préconisé sur ce type d’obstacle un contournement :

 

Le contournement d’un Moulin à Saint-Christophe-sur-le-Nais (37): bras de contournement ou rampe d’enrochement de 25 m.

 

Le contournement d’un Moulin à Neuillé-Pont-Pierre (37): bras de contournement de 80 m.

Rendre transparent un ouvrage non conforme de  type palplanche, batardeau etc ..

 

 

Beaucoup d’ouvrages situés en travers de nos cours d’eau sont non conformes et pour la plupart sans usage avéré. Dans ces cas de figure l’effacement est alors préconisé.

Exemple à Saint-Paterne-Racan où un obstacle à la continuité a été démantelé (ouvrage bétonné sur 25 m  non conforme et  infranchissable).

 

L’effacement d’ouvrage permet de rétablir la continuité piscicole et sédimentaire, et donne au cours d’eau un aspect plus naturel…

… et peut parfois même selon les caractéristiques du milieu retrouvé, créer des zones de frayère à truite (lieu de ponte). Rétablir la libre circulation piscicole c’est offrir la possibilité aux poissons d’accéder plus facilement à leurs zones de pontes,  d’élargir leurs zones de nourritures et d’habitats.

 

Toutes ces actions participent à l’amélioration de la qualité de l’eau et accentuent le développement de la faune piscicole !

Nous pouvons garantir la bonne santé du cours d’eau par d’autres actions réalisables par tous:

  • Entretenir la végétation en bord de cours d’eau;
  • Alterner zone d’ombre et de lumière;
  • Gérer les embâcles;
  • Faire des coupes sélectives et non faire une coupe à blanc;
  • Diversifier les âges et les essences;
  • Ne pas utiliser de produit phytosanitaire à moins de 5 m d’un point d’eau.
  • Ils font aussi partie des gestes à tenir : Ne pas jeter ses déchets (la rivière n’est pas une déchetterie), / prévenir, Alerter en cas de pollution / Ne pas introduire d’espèces envahissantes exotiques …

A l’échelle du département d’Indre-et-Loire, 1% de l’eau que nous buvons est pompée en eaux de surface (rivières) et les 99 % restant en nappes souterraines. Les nappes souterraines se rechargent par l’infiltration de l’eau de pluie, des lacs et des rivières. Toutes les actions menées ont pour but de garantir la bonne santé des cours d’eau et par conséquent maintenir la qualité de l’eau du robinet ….


RAPPEL : Le propriétaire a des droits mais aussi des devoirs …

 Petit rappel sur les droits et les devoirs des riverains

Je suis riverain j’ai le droit de :

  • Utiliser l’eau pour l’usage domestique en respectant les arrêtés de sécheresse; 
  • Droit de Pêche sur la propriété avec une carte pêche.

En contrepartie j’ai des devoirs :

  • Assurer l’entretien courant de la partie de cours d’eau me concernant;
  • Protéger la faune aquatique et piscicole.

    Un chabot.

 

Vous êtes riverain? Le technicien de rivières de la Communauté de Communes de Gâtine et Choisilles – Pays de Racan est là pour vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches:

Alex Tarbouriech

02 47 29 83 89

06 86 48 79 65

rivieres@gatine-racan.fr


Partenariats techniques et financiers

Le Castor européen (Castor Fiber)

 Le Castor européen est un mammifère qui était historiquement présent sur tout le territoire français mais a fortement régressé au cours du XIXème siècle (chasse, destruction de son habitat etc.) pour ne subsister que dans la basse vallée du Rhône.
Des réintroductions sur le bassin de la Loire ont été réalisées entre 1974 et 1976 à partir d’animaux du Rhône.Le castor a une taille comprise entre 80 et 90 cm, il possède une queue aplatie de 30 cm de longueur et de 13 à 18 cm de large. Le Castor européen aime les eaux calmes et fabrique ou utilise un terrier, une hutte ou un terrier-hutte.

Il vit en famille ou parfois de manière isolée. Cette espèce, lorsqu’elle est présente, est très discrète et ne présente pas de risque de surpopulation.

Castor fiber est une espèce inscrite à la liste rouge des espèces menacées, à l’annexe III de la Convention de Berne, aux annexes II, IV et V de la Directive « Habitat – Faune – Flore » et est protégé au niveau national par l’Arrêté du 23 avril 2007.

Le castor est présent sur le Loir et pourrait venir bientôt sur nos cours d’eau.


La Loutre d’Europe (Lutra lutra)

 Elle était historiquement présente sur tout le territoire français mais a fortement régressé au cours du XXème siècle (chasse, destruction de son habitat etc.) Excellente nageuse grâce à ces pattes palmées, la Loutre d’Europe est un mammifère carnivore semi-aquatique. Son corps profilé mesure de 70 à 90 cm et sa queue de 30 à 45 cm pour un poids compris entre 5 et 15 kg. Plutôt solitaire, elle occupe un territoire de 5 à 12 km de long sur les rives d’un cours d’eau qu’elle marque grâce à ses épreintes (déjections).
Le pelage de la Loutre est en général de couleur brunâtre à marron foncé, avec des zones grisâtres plus claires, sur la gorge, la poitrine et le ventre.

Elle utilise une tanière entre les racines d’un arbre, une cavité ou un ancien terrier.
Essentiellement nocturne, elle passe une part importante de son temps d’activité dans l’eau pour la pêche et le déplacement.

Lutra lutra est une espèce inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, l’annexe I de la Convention de Washington, à l’annexe A du règlement communautaire CITES, aux annexes II et IV de la Directive « Habitat – Faune – Flore » et est protégé au niveau national par l’Arrêté du 23 avril 2007.

La loutre est présente sur le Loir et quelques affluents du Loir, proche de notre territoire. Elle pourrait donc venir sur nos cours d’eau très prochainement.


L’Écrevisse à pied blanc (Austropotamobius papilles)

Écrevisse autochtone, elle ne se rencontre que dans l’Ouest de l’Europe. Cette espèce était la plus répandue en France avant l’arrivée de la peste des écrevisses qui a décimé la grande majorité des populations. Actuellement, elle ne se répartie que dans certains petits ruisseaux non infectés par la peste des écrevisses.

De taille inférieure à 12 cm, elle préfère les eaux vives, fraîches et bien oxygénées. Sont rostre est de forme triangulaire, et ses pinces rugueuses sont claires voir blanchâtres en dessous.
Mature entre sa 3ème et sa 4ème année, chaque femelle porte de 80 à 120 œufs pour une période de 6 à 7 mois.

Aujourd’hui l’écrevisse à pattes blanches figure sur la liste rouge de l’U.I.C.N. comme espèce vulnérable, dans les annexes II et V de la Directive Européenne « Habitats – Faune – Flore » et dans l’annexe III des espèces protégées de la Convention de Berne. Son habitat est également protégé par l’arrêté ministériel du 21 juillet 1983.

L’écrevisse à pied blanc est présente seulement sur un ruisseau affluent de l’Escotais.

 

L’introduction accidentelle ou volontaire d’une espèce dans un nouveau milieu de vie entraîne immanquablement des répercussions environnementales.

Lorsque le nouveau territoire est propice, que les prédateurs, la concurrence, le parasitisme sont restreints ou inexistants, l’espèce peut même devenir « envahissante ».

Ces nouvelles espèces peuvent changer les caractéristiques de l’écosystème d’accueil, avoir des impacts sur la faune et la flore endémique, les usages et parfois la santé.
Plus généralement, le développement d’espèces envahissantes est la 3ème cause mondiale de baisse de la biodiversité.

Faune envahissante

Ragondin (Myocastor coypus)

Mammifère originaire d’Amérique du Sud, il a été introduit en Touraine à la fin du XIXème siècle. D’une taille comprise entre 40 et 60 cm, il possède une longue queue ronde de 30 à 45 cm. Pesant de 5 à 9 kg, c’est un herbivore opportuniste qui possède comme signe distinctif, 4 incisives orange vif.

Ragondin (Myocastor coypus).

Rat musqué (Ondrata Zibethicus)

Mammifère originaire d’Amérique du Nord, il a été introduit en Touraine au milieu du XXème siècle. D’une taille comprise entre 25 et 40 cm, il possède une queue ovale de 20 à 25 cm. Pesant environ 2 kg, c’est un herbivore à tendance omnivore lors des périodes de disettes hivernales.

Rat musqué (Ondrata Zibethicus).

 

Ces deux espèces creusent des terriers qui déstabilisent les berges des cours d’eau, les digues d’étang ou ouvrages pouvant même aller jusqu’à leur effondrement.  Leur alimentation quasi uniquement herbivore entraîne un appauvrissement de la végétation naturelle, et des dégâts aux cultures.

Ces mammifères ont également un impact potentiel sur la santé publique car ils sont porteurs des bactéries responsables de la leptospirose mais aussi de vers parasites responsables de la douve du foie.

Depuis 2007 en Indre-et-Loire, la lutte collective contre le ragondin et le rat musqué est rendue obligatoire par Arrêté Préfectoral. La C.C.T.S. souhaite élaborer une politique de lutte globale et encourage chaque piégeur du territoire à continuer les efforts.


Les écrevisses

 Trois espèces indigènes d’écrevisses ont été introduites dans les eaux françaises au cours du XIXème siècle. Plus fécondes, plus agressives et porteuses saines de pathologies (peste des écrevisses ou Aphanomycose), leur présence entraîne un risque très élevé de disparition des espèces autochtones. Ces crustacés sont également en partie responsables de la destruction des herbiers aquatiques servant notamment de support de ponte aux poissons.

Les trois espèces d’écrevisses américaines sont considérées par la loi comme des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques. La législation française depuis l’Arrêté du 21 juillet 1983 relatif à la protection des écrevisses autochtones, interdit l’introduction, le transport et la commercialisation à l’état vivant de ces espèces.
Les trois espèces suivantes sont concernées par ces aspects réglementaires.

 

  • Écrevisse de Louisiane (Procambarus clarckii)

Originaire du nord du Mexique et du Sud-est des Etats-Unis, l’écrevisse de Louisiane a été introduite en France en 1976 pour son élevage.
Elle présente une coloration rougeâtre, des pinces granuleuses couvertes de tâches rouges et un ergot caractéristique sur le dernier article avant les pinces. Vivant naturellement dans les marais, elle s’accommode des étangs et des cours d’eau lents. Elle creuse dans les berges ou les digues, des terriers allant jusqu’à 2 m de profondeur, la rendant ainsi capable de supporter des conditions extrêmes (températures, manque d’eau et d’oxygène etc.).
Mature au bout d’un an, chaque femelle porte en moyenne 500 œufs et peut se reproduire plusieurs fois dans l’année.
Écrevisse de Louisiane (Procambarus clarckii)

 

  • Écrevisse américaine (Orconectes limosus)

Originaire de l’Est des Etats-Unis, elle a été introduite dans le centre de la France en 1911. L’écrevisse américaine est de petite taille puisqu’elle mesure moins de 12 cm. Elle présente généralement des colorations brunes à verdâtres plus des tâches brunes sur les segments dorsaux qui sont caractéristiques de l’espèce. Son rostre à bord parallèle en forme de gouttière et un ergot sur l’article précédent les pinces sont également représentatives de l’espèce.
L’écrevisse américaine s’accommode d’une eau de mauvaise qualité. Elle vie dans les eaux calmes à faiblement courantes où le fond est limoneux et riche en végétation.
Mature dans sa deuxième année, chaque femelle porte de 100 à 200 œufs.
Écrevisse américaine (Orconectes limosus).

 

  • Écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus)

L’écrevisse signal, ou écrevisse du pacifique est originaire de la côte Ouest des Etats-Unis. Introduite en France dans les années 1970, elle s’échappe des élevages et colonise tous types de milieux aquatiques à raison de 2 à 3 km de cours d’eau par an.
Elle est reconnaissable à son céphalothorax (dessus de la tête) lisse, mais surtout à la tâche blanche ou bleutée présente sur l’articulation des pinces dont la face inférieur est rouge.
Elle colonise tous types de milieux, du ruisseau rapide et oxygéné aux étangs et lacs tant que la qualité d’eau est bonne. Elle entre donc en concurrence directe avec l’écrevisse à pieds blancs, espèce endémique de nos cours d’eau.Chaque femelle porte de 100 à 200 œufs.

Écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus)

 


Flore envahissante

Jussie sp.

Il existe deux espèces de jussie en France, la jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora) et la jussie péploïde (Ludwigia peploïdes).

Plante aquatique originaire d’Amérique du Sud, elle a été introduite en France à des fins ornementales au XIXème siècle. Très reconnaissable avec ses fleurs d’un jaune vif. Elle forme de grands herbiers denses et affectionne particulièrement les eaux stagnantes ou calmes et bien éclairés. Elles se propagent par bouturage, un morceau de plante de quelques centimètres donnera une nouvelle plante. Le développement massif de cette plante entraine une baisse notable de la biodiversité, végétale et animale.

Pour lutter contre la jussie, un arrachage manuel et consciencieux paraît le plus adapté pour limiter la propagation. L’arrachage mécanique, efficace sur des herbiers très importants, présente cependant un risque important de dissémination de la plante par bouturage des morceaux créés.

 


Elodée dense (Egeria densa)

L’élodée dense est originaire d’Amérique du Nord et se retrouve dans les cours d’eau depuis 1960.C’est une plante complétement immergée qui peut mesurer de 3 à 5m de long. Sa tige est verte à brunâtre et ses feuilles sont fixées directement par 3 ou 4. Les fleurs sont blanches et éclosent à la surface de l’eau. Cette plante vivace ne se reproduit pas de façon sexuée sous nos latitudes mais de façon végétative (bouturage). Elle forme donc des herbiers très denses pouvant se développer dans plusieurs mètres d’eau.

Élodée dense (Egeria densa)

 


Renouée du Japon (Fallopia japonica)

Originaire d’Asie, la renouée du Japon à été introduite en Europe au début du 19ème siècle pour ses qualités esthétiques.  Elle possède des grandes tiges creuses, vertes ponctuées de rouge, hautes de 3 à 5 mètres. Ses larges feuilles sont d’un vert franc et ses tiges creuses. Ses fleurs sont petites et en grappe, blanche à jaune pâle en été.
La Renouée affectionne les milieux riches et humides comme les bords des cours d’eau. Une fois implantées, elle forme rapidement un large fourré mono spécifique.Son éradication est très difficile et fastidieuse puisque sa croissance rapide (entre 1 et 8 cm par jour) nécessite une fauche très fréquente. L’extraction des rhizomes parait elle aussi très problématique.

Renouée du Japon (Fallopia japonica)