Les Cabris de Manu et Elo, l’exploitation nous ouvre ses portes

Après 8 ans dans le social, Elodie Marchesseau change du tout au tout et s’épanouit désormais dans l’agriculture et plus précisément l’élevage caprin. Située à Neuillé-Pont-Pierre, son exploitation nous ouvre ses portes.

Pouvez-vous vous présenter ?

Initialement, je viens du secteur du social puisque j’y ai travaillé durant 8 ans. Je m’étais toujours dit que je changerai avant que ça n’aille plus et c’est ce qui s’est passé. L’agriculture m’a toujours plu et je me suis directement tournée vers l’élevage caprin. Monsieur et Madame La Morinière m’ont employée sans qualification il y a 8 ans. J’ai travaillé 6 ans avec eux, durant lesquels j’ai été formée par leurs soins. Je leur avais dit dès le départ que mon objectif était de racheter l’exploitation et ça fait deux ans et demi maintenant que nous avons racheté. Depuis, tout se passe pour le mieux.

Et qu’en est-il de votre cheptel ?

Alors, nous avons 320 chèvres actuellement, toutes de race alpine, avec notamment la plus grosse productrice du département. En moyenne, les chèvres produisent chaque jour 2,5 litres de lait, mais ici nous tournons plutôt autour de 3,5 litres, voire 4 litres. Cette production s’explique par l’excellente génétique du cheptel ainsi qu’un soin tout particulier apporté à l’alimentation. Pour la petite histoire, des embryons ont d’ailleurs été envoyés à Taiwan pour leur permettre de lancer des élevages de chèvres. Toute cela nous permet de produire 160 000 litres de lait par an dont plus de 70 % sont transformés en fromage sur la ferme. Le reste du lait est vendu à une fromagerie. Concernant la traite, nous fonctionnons avec une salle de traite rotative qui nous permet de traire l’ensemble de nos chèvres en environ 1H40.

Et où peut-on retrouver vos produits ?

Alors premièrement, nous avons une gamme de produits allant de l’AOP Sainte-Maure-de-Touraine à la faisselle, en passant par le sec d’Antoine ou encore le Petit Pont Pierre. Ceux-ci peuvent se retrouver principalement en Grande et Moyenne Surface en Indre-et-Loire et nous continuons de développer ce débouché. Nous travaillons aussi avec certains restaurateurs de Tours. Il est également possible de venir à la ferme même si nous n’avons pas de boutique à proprement parler. Sinon sur le territoire de la Communauté de Communes, nous sommes présents chez certains commerces d’alimentation générale comme à Semblançay ou à Neuillé-Pont-Pierre. Certains artisans du territoire se fournissent aussi ici pour préparer leurs recettes.

Avez-vous des projets de développement ?

Afin de nous développer davantage, il sera nécessaire d’avoir un bâtiment d’élevage plus grand. En conséquence, il nous faudra aussi agrandir la fromagerie pour être en mesure de fabriquer les fromages dans des conditions optimales. Nous avons aussi fait récemment construire un nouveau bâtiment de stockage pour le foin. Nous avons aussi pour ambition d’étoffer l’équipe actuelle qui se compose de 6 personnes, dont moi, afin de répondre aux exigences de la production.

Un dernier mot ?

Malgré la difficulté, je suis ravie d’exercer ce métier. Cela m’apporte beaucoup, car parfois dans la même journée, je suis à tour de rôle mécanicienne, sage-femme, fromagère, éleveuse et j’adore cette polyvalence. De plus, savoir que nos produits plaisent et s’entendre dire que nos produits sont bons est forcément flatteur et valorisant. En définitive, j’aime ce que je fais.

 Les Cabris de Manu et Flo

La Grande Barilleraie – 37360 Neuillé-Pont-Pierre

02 47 24 35 91 – lescabrisdemanuetelo@gmail.com

https://www.lescabrisdemanuetelo.com